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John Karel
Après avoir fait la graphique à l'Académie de la Ville de Maëstricht, pendant plusieurs années, j'ai travaillé comme styliste à Eindhoven. Au cours de cette période, j'ai aussi entamé l'esthétique de l'ES, par lequel je pouvais être dans l'enseignement. Grâce à ce professorat, beaucoup de travaux ont été nés pendant la saison des vacances.
Pour les paysages peints en plein air, j'ai beaucoup visité la région du Drôme. Mes vues de mer proviennent principalement de la Grèce. Le paysage limbourgeois m'attire surtout en automne. En été, l'ensemble d'arbres est trop touffus ici. En automne, quand l'ensemble d'arbres devient translucide, il est toujours autant beau et coloré qu'au Midi. Les arbres sont non seulement un régal pour les yeux, mais surtout aussi captivants de ses manières d'être.
Outre les paysages, je peins la nature morte pendant la saison d'hiver. De plus, je fais des linogravures, dans lesquelles les paysages urbains de Maëstricht tiennent une place préférée.
La réalité
A mon avis la réalité n'existe pas. A un certain moment, on sent que quelque chose devient tout à coup réalité. Pour moi en tant que peintre, il s'agit d'une perception visuelle et instinctive. Je me souviens d'un certain paysage que je trouvais très agréable. Le soleil parut et je trouvai le paysage très beau et paisible. Je fis un tableau représentant “réellement” ce que je vis. Après le petit déjeuner je retournai.
Le paysage était tout différent, mais tout aussi intéressant à peindre. Cependant l'après-midi, je fus confronté avec une toute autre réalité; le plein soleil et la forte lumière avaient chassé la brume matinale et les contours fluides; toute la beauté et la douceur des lignes avaient disparu. C'est cette réalité changeante qui me fascine; voilà pourquoi il faut être accueillant et admirant un paysage. C'est l'aquarelle qui est un moyen par lequel je raconte la “réalité”, telle que je l'ai observée.
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La France
Dans notre région il y a beaucoup de coins pittoresques, mais hélas on construit tellement qu'il faut souvent chercher longtemps pour trouver un coin de nature vierge. Il y a tant d'éléments perturbateurs causés par les constructions; de plus les régions agricoles sont assez monotones. Si on fait la culture du maïs par exemple il faut compter un terrain de deux hectares au moins. En France, il y a cependant encore d'énormes régions sans constructions. J'aime beaucoup chercher ces paysages pittoresques qui témoignent d'une vie où les moyens de vivre n'ont pas encore la prépondérance sur la vie même. Je cherche toujours les endroits les plus silencieux.
Le Midi
Le climat de la région située au sud de la ligne Bordeaux-Lyon invite à y travailler. Je ne m'installe jamais en plein soleil, mais la lumière du soleil rend les formes plus plastiques. La lumière intense accentue les détails même à l'ombre. Le climat sec empêche une plantation dense, ce qui donne un paysage transparent. Si vous y ajoutez les ondulations de terrain dans le Midi vous aurez bien des points de vue différents qui seront pour vous l'occasion de retourner régulièrement dans cette région. La Drôme ... j'en rêve.
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La nature morte
Chaque objet présente un rayonnement et cette variété dans le rayonnement me passionne énormément. Il s'agit bien souvent d'objets anciens traînant toute une vie derrière eux et cela se voit. Aussi bien que pour le paysage, le point de vue importe beaucoup pour la nature morte; la plupart du temps je prends un point de vue qui me permet de voir l'objet d'en haut.
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